Souvent sous-estimés, les frais de notaire pèsent lourd dans votre budget d'achat. Bien les anticiper — et parfois les réduire — peut représenter plusieurs milliers d'euros. Voici tout ce qu'il faut savoir en 2026.
Frais de notaire : de quoi parle-t-on vraiment ?
Contrairement à ce que leur nom laisse penser, les « frais de notaire » ne vont pas majoritairement dans la poche du notaire. Ils se composent de trois éléments :
- Les droits de mutation (taxes) — environ 80% du total, reversés à l'État et aux collectivités
- Les émoluments du notaire — sa rémunération réelle, encadrée par un barème officiel
- Les débours — les frais avancés par le notaire (documents, cadastre, formalités)
On parle donc surtout de taxes. C'est pour ça qu'on les appelle aussi « frais d'acquisition ».
Combien ça coûte en 2026 ?
Le montant dépend surtout du type de bien :
• Ancien : environ 7 à 8% du prix
• Neuf (VEFA) : environ 2 à 3% du prix
Exemple : pour un achat de 300 000 € dans l'ancien, comptez environ 22 000 € de frais de notaire. Pour le même prix dans le neuf, environ 7 500 €.
À noter : en 2025-2026, certains départements ont relevé leur part de droits de mutation, ce qui peut légèrement augmenter la facture dans l'ancien. Votre notaire vous donnera le calcul exact selon la commune.
3 leviers pour réduire vos frais de notaire
- Déduire le mobilier — cuisine équipée, meubles, électroménager peuvent être retirés du prix taxable (avec justificatifs), ce qui réduit l'assiette des droits
- Négocier les émoluments — au-delà de 100 000 €, le notaire peut légalement accorder une remise sur sa part (jusqu'à 20%)
- Privilégier le neuf — si votre projet le permet, les frais réduits du neuf représentent une économie immédiate
Peut-on emprunter les frais de notaire ?
C'est une question que me posent presque tous les primo-accédants. La réponse : oui, c'est possible. Certaines banques financent le bien et les frais (on parle de financement « à 110% »), à condition que votre profil soit solide. D'autres exigent que les frais soient couverts par votre apport. Tout dépend de la banque — et c'est justement là qu'un courtier vous oriente vers celles qui acceptent votre montage.
N'oubliez jamais les frais de notaire dans votre budget : ils font partie du « coût total » de votre projet, au même titre que l'apport. Je les intègre systématiquement dans le plan de financement que je monte pour vous, et je cible les banques capables de les financer si besoin. Faisons le calcul ensemble, gratuitement.